
Saleh AbuShamala
Writer and editor
À propos de Trace of The Tide, il dit : « Trace of The Tide est un commun façonné par la trace du duel : entre l’humain et le plus-qu’humain ; une ouverture qui rend à l’humanité la possibilité de frémir ; un espace hors de la trajectoire des binarités ; une étendue où le lexique des synonymes s’ouvre sur la poussière des contraires ; une vaste prairie aux possibilités infinies. Un horizon vivant où la création se met en mouvement, où le possible prend forme, puis se transforme à nouveau entre les récits et la mujaawarah — compagnonnage, proximité et vie partagée. »
Écrivain et éditeur palestinien, il situe sa pratique à l’intersection des récits des gens et de la communauté, du présent envisagé comme un rythme prenant forme dans une mosaïque vivante, et des communs comme tissu de relations humaines et plus-qu’humaines. Son travail se déploie à travers l’écriture, l’édition, les pratiques curatoriales et les cheminements archivistiques. Il considère la langue, la culture et l’architecture comme des parcelles vivantes au sein d’une architecture humaine. Cultivateur féral, sa pratique s’enracine dans un lexique paysan et dans des mosaïques de l’être qui émergent de la sauvagerie des communs plutôt que de l’abstraction institutionnelle. Il explore la manière dont les expressions culturelles persistent, se transforment, créent et répondent dans des situations de siège, de féralité et de déshumanisation ; la manière dont la langue se déplace entre lexiques et dictionnaires ; la manière dont l’art surgit des détails de la vie quotidienne partagée ; et la manière dont les récits survivent et se transforment grâce à la compagnie des voisins dans les champs de l’horizon.